vendredi 3 octobre 2014

Londres c'est cher!

Me revoilà sur ce pauvre blog poussiéreux… Tant de choses se sont déroulées depuis la dernière fois, et puis héla, ça fait déjà plus d’un an que je vis ici! La vie est agréable, maintenant que je travaille, la vie est devenue toute simple, un petit métro-boulot-dodo tout londonien. 


Aujourd’hui, j’ai lu un article qui confirme ce que je pensais depuis que j’ai posé mes valises ici : Londres est la ville la plus chère au monde, passant en tête, devant toutes les autres mégapoles telles que Singapour ou New York. La cause principale de cette déprimante victoire est principalement causée par les prix incroyables de l’immobilier. Les petites annonces sont vraiment effrayantes… Des pièces minuscules dans le centre atteignent plus de £200 par semaine, et l’idée de devenir propriétaire dans les zones 1-2 de Londres (C’est-à-dire à moins d’une dizaine de kilomètres du centre-ville) est simplement un doux et inaccessible rêve… 

Un petit tableau d'un point de vue Australien (Et donc en AU$) 

Chris et moi avons beaucoup de chances finalement, même si notre loyer possède le talent de faire s’étrangler n’importe quelle personne à qui je le divulgue en Belgique, ce n’est rien par rapport à la valeur véritable de notre appartement… Et oui, un jeune couple avec des boulots modestes (Et par là, j’entends –pas banquiers ou traders ou consultant ou CEO-) n’auraient absolument aucune chance sur terre de se payer un appart fraîchement restauré de deux chambres dans notre quartier, encerclé de parcs et de silence (Probablement l’élément le plus précieux qu’un logement peut comporter dans cette ville de fous), et ce a moins de 10km du centre ville. 

Ajoutons aux prix fous des logements, les prix des transports en commun (Un trajet de zone 2 vers le centre en underground : £2.80, ceci avec carte type Mobib, soit plus de £5 l'aller-retour), du train (Des abonnements annuels dépassant les £7000) ou de son propre véhicule (£4 par heure de parking, la "congestion tax" de £11.50 par jour pour rouler dans le centre...), le prix moyen de la restauration/boisson (Au-delà de £4 pour un verre de bière ou cidre, moyenne de £40 par personne pour un repas 3 plats et une boisson dans un resto décent)… Cette ville n’est décidément pas propice aux économies! Et bien sur, au plus on s’éloigne du centre, au plus les prix se réduisent par magie... 

samedi 7 juin 2014

Le Français c'est délicieux!

Depuis ces quelques années où ma vie est devenue au moins aussi anglophone que francophone (3 ans déjà!), j'ai évidemment évolué d'une façon qui m'étonne surtout moi-même. Malgré tout, et ça beaucoup de gens vous le confirmerons, apprendre une seconde langue, ça prend du temps, et ça ne s'arrête jamais! Il n'y a pas un jour où je ne tombe pas sur un mot que je n'ai jamais entendu, et pas un jour où je ne fait pas un blocage sur un autre mot que j'ai momentanément oublié (souvent des trucs bêtes du genre "serviette" ou "aspirateur" ^^)
Parfois, j'ai vraiment l'impression de pédaler dans la choucroute quand je discute, surtout avec mon compagnon, quand on a des débats intenses. C'est tellement frustrant, parfois, quand le cerveau bouillonne de choses à dire mais ne sait pas comment s'y prendre! Moi qui aime tellement parler (hé oui ^^), c'est mentalement parfois très fatiguant.

Autre chose de notable qui m'amuse, les tics de langage. C'est évidemment très rapide "d'attraper"des tics, il suffit d'écouter les autres parler! Ce qui est le plus surprenant là dedans, c'est qu'il m'arrive qu'un tic dans une langue passe dans une autre... Par exemple, le classique "you know" ou bien "sure", se faufilent dans mes conversations en français, de façon tout à fait inattendue. Curieux, les tics sont apparemment tellement inconscients que le cerveau ne fait même pas la part des choses entre deux langues différentes.

Au niveau de la compréhension, c'est agréable de réaliser à quel point on évolue sans trop le remarquer. Des choses toutes simples me le rappellent : par exemple, en écoutant une chanson, où sans même y faire attention j'entends les paroles et n'ai pas à me concentrer pour comprendre. Ou bien, en re-visionnant un film ou un épisode quelconque, je me rends compte qu'un élément m'avais échappé au premièr visionage, et aujourd'hui, je pense que j'arrive à un niveau de compréhension proche des 99%... Enfin, ça, c'est avec un accent "classique", anglais, américain ou à la limite australien/néo-zélandais (et encore ^^). Les accents plus prononcés comme l'accent irlandais, écossais ou les accents bien campagnards, là c'est une autre histoire ^^ Malgré tout, c'est plus facile aujourd'hui qu'il y a 3 ans!

Mais alors, que devient le français dans tout ça? Etrangement, au moins je l'utilise, au plus je l'aime! C'est une langue tellement chantante, tellement élégante, tellement complexe... Je l'avoue, c'est toujours une fierté de pouvoir dire "ha bah oui je parle français" aux anglais et même aux autres, je reçois souvent un petit regard envieux. Par contre il y a encore du travail d'apprentissage pour le reste du monde : OUI en Belgique on parle français et pas belge ou allemand ou je ne sais quoi d'autres, et NON quand vous critiquez les français, il ne faut pas s'excuser auprès de moi, je ne suis PAS française!
Dans un couple évidemment, deux langues ça rend les choses rigolotes/compliquées, lui m'apprend de nouvelles choses constamment et me permet de m'améliorer tous les jours, et moi je l'informe de chaque mot d'origine latine ou française, ou de la signification d'expressions françaises passées en anglais (par exemple, "Déjà vu" ou "rendez-vous"). Je vous raconte pas comme s'engueuler dans une autre langue est frustrant ^^

Pour terminer, le fait que je parle anglais tous les jours dans ma vie, ça m'a rendue très intolérante en terme d'utilisation de l'anglais. Je suis devenue allergique aux expressions anglaises (tout droit sorties de l'internet) copiées/collées dans des phrases en français, ce qui a valu beaucoup de blocage/effaçage de contacts sur mes feed Facebook et Twitter. Surtout quand les gens à qui vous vous adressez parlent français. Oui oui, quand j'avais 15 ans moi aussi je trouvais ça ultra hype et cool d'écrire mes pseudos msn en anglais, aujourd'hui, si j'écris quelque chose (ça devient rare d'ailleurs, j'apprends de mes erreurs), je fais un choix de langue. Soit je parle anglais à mon "publique" anglophone, soit français à mon publique francophone.
NON, le fait d'utiliser 3 mots et demi d'anglais sur votre blog ou sur facebook ne vous rend pas plus cool ou plus intéressant, ça ruine tout simplement un langage que le monde entier nous envie de parler.
C'est dit, ça devait sortir, et je me sens mieux maintenant :)

Vive le français, vive l'anglais, vive le bilinguisme!

Nouveau job, nouvelle vie!

Alors ça y est, j'ai enfin été engagée, c'était pas faute d'essayer! Ca c'est passé de façon curieuse, en passant les détails et pour synthétiser, j'ai reçu la proposition de job sur facebook, et j'ai désormais mon boss comme ami. Faut vivre avec son temps parait-il ^^

Et donc, tous les matins j'ai une raison de me lever qui me donne envie de rester au lit... Ca faisait longtemps que je n'avais pas ressenti ce sentiment... Et ça ne me manquait pas héhé. Je dis ça évidemment, mais un salaire en fin de mois ça fait relativiser!

J'ai la chance de me rendre donc tous les jours dans un superbe ancien bâtiment londonien près de Blackfriars (en plein centre), qui fût même le décor de quelques scènes d'un James Bond, c'est dire si c'est British tout ça! Un vieil ascenseur tout en bois, avec de vieilles grilles qu'il faut ouvrir soit même... Il se trouve sur Fleet Street, en plein coeur du business londonien... Je me sens donc plus corporate que jamais ^^


mardi 3 juin 2014

Un petit article... Et ça repart!

Voilà, ma situation étant enfin stabilisée avec un vrai job, un vrai salaire, un vrai horaire et une vraie routine... J'ai de nouveau envie de raconter des choses! Donc voilà, ça repart, lentement mais sûrement, les aventures londoniennes continuent :) (Au cas ou quelqu'un passerai encore par ici ^^)


mercredi 2 avril 2014

Dorset, Ringwood et New Forest

Je l'ai déjà évoqué il y a quelques temps, ce petit coin de l'Angleterre à tout pour me plaire : situé dans le Dorset, au centre de la côte Sud, on y trouve une campagne pleine de charme tout au bord de la mer. Ceci à 2h30 du centre de Londres, facile d'accès en bus (National Express).

Bournemouth est une des "grandes" villes du coin, lieu de villégiature d'un grand nombre de grands-bretons. J'ai la chance d'y passer régulièrement, puisque mes in-laws habitent dans le coin, dans le village de Ringwood plus précisément. Petit village typiquement anglais, tellement mignon et authentique qu'on dirait qu'on se balade dans une chanson de Paul McCartney. J'adore! Que l'on s'arrête dans un pub pour boire une bière locale, ou que l'on se balade dans les ruelles pour y admirer les petites maisonnettes et cottages, l'expérience y est totale.

Le village de Ringwood

Un superbe "thatched" cottage, avec ce toit en chaume tout particulier!

Et puis là, dans les parages, se trouve la New Forest, un lieu protégé de plusieurs milliers d'hectars, où se baladent en toute quiétude poneys, ânes, vaches et autres brouteurs.


C'est très joli, très grand, un lieu merveilleux pour se balader pendant de très longues heures, et faire ami-ami avec la faune locale, avec vue imprenable sur les alentours.
Si d'aventure vous vous rendez dans le coin, je conseille d'y trainer un peu et d'y faire un tour, c'est vraiment plein de charme, une bonne dose de nature et d'authenticité toute anglaise!

Une vraie vie de poney...


mardi 18 mars 2014

Mon petit quartier qu'il est tout joli

Il s'appelle Stoke Newington, et c'est un charmant petit quartier dans lequel je veux vivre et mourir et passer mes dimanches ensoleillés.
Il s'agit d'un petit coin du Nord de Londres, hyper prisé par les jeunes familles un peu bourgeoises, à la recherche d'une ambiance plus "village" que "city". Des petits cafés et restos stylés, de petites boulangeries toutes pleine de charme et de sucre vegan, des fleuristes, des antiquaires, des épiceries fines, des boutiques de stylistes et de design, des pubs à la mode et des cocktail bars... Bref, tous les ingrédients pour faire de ce quartier un petit coin très stylé et prisé par tout hypster/bobo/français qui se respecte!


Alors évidemment, les loyers là bas ne sont pas donnés-donnés (mais qu'est ce qui l'est à Londres me direz-vous!) Mais on a juste eu beaucoup de bol, de se trouver sur la frontière avec le quartier Finsbury Park, qui est nettement moins glamour. Du coup, on a la chance de vivre dans un coin de péteux avec les bénéfices de vivre chez les pauv'! (Vive Poundland <3)

Là bas, outre les petites boutiques toutes pleine de caractère, il y a aussi et surtout le plus chouette petit coin de Londres : Abney Park Cemetery.



Oui oui, vous avez bien lu, un cimetière. Mais celui-ci, c'est un petit bijou, un véritable havre en plein cœur d'une ville complètement folle qui ne dort jamais (Et moi j'aime bien dormir). Il fait partie des "Magnificient Seven", 7 cimetières exceptionnels tout autours de Londres. Abney Park est en fait d'une des plus grandes réserves naturelles de Londres. Et oui, le cimetière est tenu comme une petite forêt, où seuls les chemins sont entretenus. Le reste est aux mains de la nature. Le lierre grimpe sur les plaques commémoratives, les arbres poussent en travers des plus anciennes tombes, et les animaux sauvages y vivent en toute quiétude. Les tombes font partie à part entière de la nature, et les petites allées nous mènent dans un labyrinthe poétique et mélancolique. En plein centre, une ancienne chapelle construite en 1840, la dernière chapelle "non-dénominative" d'Europe. Ca signifie qu'elle n'a pas de religion, et qu'elle accueille donc toutes les ethnies et religions sans exception, pour célébrer les morts dans leur dernière demeure. Elle n'est pas accessible au publique pour des raisons de sécurité. Une petite balade dans ce parc, c'est une vraie bouffée d'air frais et de nature dans cette ville de fous!


Voici donc le quartier dans lequel j'ai la chance de me balader, un de ces petits plaisirs de vivre à Londres :)

lundi 17 mars 2014

Qu'est ce qu'on mange?

Les britanniques sont bien connus pour une chose : la bouffe, ils savent pas trop y faire.
Des choses trop cuites et rerecuites, de la friture dans tous les sens, peu de raffinement, des légumes à l'eau, des viandes bouillies (je pleure) et des plats sans saveur, ou avec des saveurs étranges (par exemple, la sauce menthe avec un rôti d'agneau...). Bref, l'endroit pourrait paraître être un véritable enfer pour n'importe quelle personne avec un palais un tant soi peu développé.
A savoir que le "plat préféré des britanniques" se trouve être... le poulet tikka masala, oui oui, un curry indien. (La population indienne à Londres est très présente, bien entendu du fait que l'Inde fût une colonie britannique jusqu'à la moitié du siècle dernier). L'Anglais raffole du curry, et je ne peux pas l'en blâmer! Mais ça en dit long sur la cuisine locale...

Agneau sauce menthe... Je dis non! 

Les produits que l'on trouve ici ne sont pourtant pas de mauvaise qualité! Ils insistent beaucoup sur la provenance, et c'est presque difficile de trouver un bout de viande qui n'a pas grandit en Grande Bretagne dans les rayons des grands magasins. Pareil pour les fruits et légumes, beaucoup de bonnes choses de ce côté là. Bon, tout expat'/voyageur endurci sait bien que la viande et les aliments en général n'ont jamais le même goût qu'à la maison, parce que par exemple, la nature du sol n'est pas la même, et donc l'entièreté de la chaîne alimentaire s'en trouve toute chamboulée d'un pays à l'autre...
Mais donc, d'une manière générale, si vous prenez les commandes de la cuisine, c'est facile de bien se nourrir en se faisant plaisir puisque les produits de base sont bons.

Qu'est ce qui coince du coup? Hé bien, de façon général et assez simplement, un certain désintérêt pour la bonne bouffe. La bouffe pratique et rapide est préférée aux petits plats mijotés pendant des heures. Il faut dire que l'amour de la bouffe pour la bouffe, c'est bien franco/belge comme passion...
Peu de "recherche", peu d'initiatives, peu de passion. Enfin plus tout à fait... Aujourd'hui, la cuisine est revenue au centre de toutes les attentions médiatiques, avec notamment des chefs célèbres tels que Jamie Oliver, qui met l'accent sur de la nourriture saine, gouteuse et simple, ou bien Gordon Ramsay, chef étoilé ultra célèbre (il participe et anime une dizaine de show télé différents, Masterchef US par exemple). Ces braves gens redorent un peu l'image culinaire du pays, il faut bien le dire! Mais pour que tous leurs efforts prennent au niveau domestique, il faudra probablement attendre une génération de plus, une qui naît baigné dans ce respect de la bouffe.

Oliver et Ramsay, têtes de célébrité 

Si vous cherchez à manger à l'extérieur, il est plus simple de "bien manger" en Angleterre quand on sait ce qui est bon! Alors d'abords, et je parle de ce que je connais, c'est à dire Londres, ici il est très simple de se faire plaisir avec un petit plat étranger, puisque la ville est peuplée d'expatriés! De bonnes pizzas au feu de bois, des restos chinois ou thaï à chaque coin de rue, des italiens et français (et même belges!) de qualité, je conseille malgré tout la "spécialité" : rien ne vaut un bon indien, et se faire peter la panse avec un bon curry entouré de naans, popaddums, basmati etc... Quel bonheur! Et surtout les prix sont très, très raisonnables comparés à la moyenne.


Si l'idée, c'est de plonger dans l'authenticité locale, il faut envisager un petit tour par le pub anglais/écossais/gallois/irlandais. Le bon vieux pub poussiéreux, où de préférence brûle un bon feu de cheminée, avec de la musique jouée en direct, et plein de gens alcoolisés pendus au bar.
Dans cette ambiance toute typique, on commandera un délicieux fish and chips avec le poisson frais du jour, un "sausages and mash" (saucisses purée, oui, un petit côté cantine, mais ça n'en retire pas le gout sympa),  une "meat pie" (tourte à la viande), une "shepherds pie" (sorte de hachis parmentier d'agneau), une "fish pie" (petite tourte pleine de poissons)...
Et si c'est un dimanche, attention, ne ratez pas le "Sunday Roast", disponibles dans tous les pubs britanniques. Assiette composée de plusieurs tranches de rôtis de votre choix (poulet, boeuf, porc, agneaux et truc pour végétarien plein de graines dedans), accompagnés de patates au four, et de plusieurs légumes de saison (carottes, brocoli, haricots, choux etc), à côté de tout ça un ou deux "Yorkshire Pudding", sorte de petite brioche frite ultra délicieuse, et enfin, pour couvrir le tôt, une bonne "gravy sauce", pleine de goût et de calories dedans. De quoi manger pour plusieurs jours, le tout pour un prix généralement très raisonnable vu la quantité. Et devinez quoi, c'est vachement bon! Le genre de plat qu'on a besoin de manger quand il pleut, quand on est déprimé, quand on veut pas se lever. Il y a un mot pour ça : "comfort food", la bouffe qui requinque!

Un bon gros sunday roast

Pour finir, ce qui est très difficilement critiquable il faut l'admettre, c'est leur talent pour les desserts extra bons et caloriques. Crumble, mud cake, sponge cake, triffle, Eton Mess, carrot cake... j'en passe et des meilleurs! Bon personne n'arrive à la cheville belge en terme de chocolat, mais au moins toute chose chocolatée de qualité sera labellisée "Belgian Chocolate"!

Ce qu'on doit retenir de la bouffe anglaise : des plats riches et "chaleureux", bien qu'un peu simplistes, de quoi se faire du bien lors d'une journée froide et pluvieuse (oui, ça arrive).
Oui, c'est possible de se faire plaisir en mangeant en Angleterre, et non je ne suis pas au régime forcé depuis que j'ai emménagé, que du contraire :)

Bon appétit bien sûr!

samedi 22 février 2014

Le fastidieux voyage entre la backpackeuse et l'expat'.

Il y a déjà plus de trois ans, à l'aube de mes 23 ans, je prenais mon billet pour l'inconnu, pour l'aventure, pour le dépaysement... Pour l'Australie. Ce pays qui m'a tant appris, sur moi même et sur les autres, sur les hauts et les bas de la vie.
Le départ, je l'ai mentionné sur mon "blog de voyage", fût une véritable épreuve pour moi, qui certes, ai toujours eu un goût certain pour le voyage et l'aventure, mais qui jusque là n'avait pas fait grand chose en solo. De plus, j'avais une vie plutôt bien pépère à la maison, un job pas trop minable, plein d'amis partout, une famille aimante avec qui je m'entends parfaitement, bref, pas comme si j'avais ressenti le besoin d'échapper à un morne quotidien. Juste d'un quotidien en général, je pense. Avec du recul, je pense que c'était surtout ça qu'il me fallait, à 23 ans, prendre les voiles, quitter la maison de mon enfance et enfin, prendre mon indépendance d'une façon un peu radicale, certes, mais efficace. Un peu insouciante, un peu naïve, un peu bièsse pour être honnête.
Après quelques mois sur place, une acclimatation réussie, et l'envie d'aller à fond dans l'aventure, j'ai eu l'occasion de voir toutes les merveilles que la nature a à offrir, j'ai eu la chance de rencontrer, et m'attacher à des gens, que, je le savais, je n'allais probablement plus jamais revoir... Me retrouver parfois physiquement seule, et aimer ça, et parfois me retrouver perdue au milieu de la masse. Découvrir des pays formidables, vivre au jour le jour, ne pas s'en faire du future, s'enivrer du présent, du maintenant. Être "libre" (c'est bien relatif de dire ça quand on doit se trouver un endroit pour loger, pour manger, gérer son compte en banque...), être indépendant, être autonome.
Cette aventure fait désormais partie de moi.
Ceci pour dire qu'après une telle escapade de 13 mois (pour être précise), on revient changé, la tête pleine de nouvelles idées.
Des idées, j'en ai eu tellement, par exemple, obtenir mon Second year visa, le doublons du visa qui m'a permis de me balader un an en Australie, ou bien le visa pour la Nouvelle Zélande, qui m'a tant et tant fasciné, ou bien pourquoi pas, le Canada, pour se rapprocher un peu de l'Europe... C'était à peu près organisé dans ma tête, un mois avant que je rentre. Et puis évidemment, quand on l'attend le moins, un charmant garçon débarque avec ses souliers tout britanniques, et chamboule tous mes plans et mes idées.
Il va rentrer chez lui, dans le sud de l'Angleterre, et compte partir vivre la grande vie dans la folle capitale anglaise. Là dessus, après un retour en Belgique des plus heureux, s'ensuivent quelques jolis séjours auprès de lui, qui évidemment se concluent sur cette triste observation : la longue distance, c'est fait pour personne, point à la ligne. C'est triste, angoissant, fatiguant... En tant que nana, c'est une vraie épreuve que de faire confiance, de ne pas (trop) s'inquiéter, de supporter les longues périodes de solitude, quand on sait qu'on aurai pu être aux côtés de quelqu'un de bien.
Mais ça peut marcher cela dit, la preuve en image! Après un peu plus d'un an à vivre de chacun d'un côté de la Manche, j'ai fait un nouveau pas vers l'inconnu : j'ai emménagé à Londres, avec lui.

Aujourd'hui, je me retrouve à l'opposé de ce que j'étais, là-bas, "Down Under". Aujourd'hui, les plans sont devenus tout à fait différents, plus classiques, plus coutumiers. Plus "simples"? Je ne pense pas non, la vie n'a pas grand chose de simple pour commencer, ensuite, quand on est expatrié, rien n'est aussi simple. Je me décrirai comme une expatriée toujours enracinée, je n'ai pas fait une croix sur ma petite Belgique, qui je le vois maintenant, n'a pas autant de défauts qu'on veut bien lui faire porter. Je n'aime pas le système de santé ici, je n'aime pas l'hypocrisie locale, je n'aime pas le prix des transports, je n'aime pas le système d'éducation, je n'aime pas ne jamais trouver mes bons, délicieux produits franco-belges. Tous ces petits tracas de la vie de tous les jours répondent aux questions que je ne me suis jamais posée en tant que backpackeuse. Ca y est, la barrière est officiellement mise : je ne suis plus une voyageuse, je ne suis "qu"'expat'. C'est une toute autre expérience, plus simple et à la fois plus complexe. Tout aussi enrichissante, tout aussi excitante. Mais plus classique.

J'en viens à faire le point, parce que je suis désormais dans une nouvelle phase, qui a commencé il y a 5 mois lorsque j'ai emménagé, mais dont je ne réalise la signification que maintenant.
Probablement le genre d'introspection que l'on fait quand on est terré dans son salon depuis un mois et demi à se chercher un nouvel emploi ^^

La vie suit son court, et qui sait où elle nous mènera maintenant... Mais attention, maintenant on est à deux, à avoir goûté au dépaysement! Affaire à suivre :)


lundi 20 janvier 2014

London Dungeons

Nous avons une fois de plus joué les touristes dans la ville qui nous abrite, et nous nous sommes rendu dans le quartier général du tourisme à Londres : Westminster. Le coin reprend par exemple, le Parlement et Big Ben, le pont de Westminster et le London Eye (plus grande roue d'Europe, le long de la Tamise, avec vue plongeante sur toute la ville)

Nous avons été visiter les "London Dungeon", littéralement le Donjon de Londres. J'avais déjà visité le donjon d'Edimbourg il y a quelques années, je savais donc à quoi m'attendre.
Le donjon se trouve au pied du London Eye.


Bon alors, j'explique. Il s'agit d'une attraction qui a pour but de raconter les moments les plus sombres de l'histoire de la ville, le tout dans une ambiance glauque à souhait.

Evidemment, un samedi, même en janvier, on pouvait s'attendre à faire la file. Nous avons attendu à peu près 30 minutes avant de pouvoir même entrer dans le bâtiment, et une fois à l'intérieur, nous avons dû attendre une autre demi heure.
A l'intérieur, l'ambiance est installée, le décor est planté, et les murs sont couverts d'anecdotes sanglantes et de petites mises en scène lugubres. Nous pouvons nous faire prendre en photo dans un décor de mise à mort à la hache, ça ne manquera pas de nous amuser pendant la longue attente.
Enfin, l'attente prend fin, et nous partons, en groupe de 45 (un groupe de 45 démarre toutes les 6 minutes... Impressionnant de succès!), accompagnés par une jeune femme déguisée qui nous met tout de suite dans l'ambiance.

Le voyage dans les méandres lugubres du donjon dure 90 minutes, et retrace l'histoire noire de la ville, chaque étape mise en scène dans un décor très bien fichu, et raconté par des acteurs, le tout de façon très théâtrale, toujours dans le but unique et simple de vous faire bondir en rigolant bêtement.


De Sweenie Todd à Jack l'Eventreur, de la peste bubonique aux pendaisons publiques, on n'oubliera pas Guy Fawkes et la conspiration des poudres. La totale quoi.

Pour terminer, je dirai que pour en profiter un maximum, il vaut mieux avoir un niveau d'anglais très correcte, car il n'est pas toujours facile de comprendre les acteurs, qui parlent très vite, dans des accents variés.
Chouette attraction, mais pas pour toutes les langues :)


jeudi 16 janvier 2014

Camden Town


J'ai déjà vaguement évoqué Camden Town il y a pas mal de temps, dans l'article du club Proud, cette boite qui prend place dans les anciennes écuries de Camden. Le quartier est situé au Nord de Londres, pas loin de chez moi youpie!


Camden est donc cet endroit complètement farfelu, peuplé de gens complètement barrés, mixant cultures, périodes, goûts et couleurs dans une grosse soupe bigarrée. Des néo hippies végétariens au gothiques metaleux, en passant par les pakis tout droit sortis de la gallerie Agora à Bruxelles et les nombreuses réincarnations de Bob Marley, il y a de tout pour tout le monde!


Ce qui fait la célébrité de Camden Town, c'est probablement sa rue principale, Camden High Street, dont les façades sont couvertes de décorations plus étonnantes les unes que les autres.

Le Lock Market est un marché ouvert et fermé, qui s'étend de chaque côtés d'un court d'eau, et qui offre une profusion de nourriture de tous les pays, de fringues originales ou contrefaites, de bibelots rigolos, de sacs en cuirs ou en feuille de bananier, des bijoux, accessoires, de la musique sur vinyles ou disques, j'en passe et des meilleurs! 

Camden, c'est ze place to be, et probablement un de mes favoris de la folle capitale :) 



London's administration

Bien le bonsoir.

Ca fait longtemps hein? Depuis la dernière fois, il s'est passé pas mal de choses.
J'ai enfin déménagé, nous vivons désormais dans un sympathique appartement situé au Nord de Londres. J'ai décidé de reprendre un petit peu ce blog, avec quelques nouvelles histoires de ce qui se passe à Londres.

Tout d'abord, le déménagement a été assez simple, on embarque dans la camionnette avec mon père, un petit tour de ferry, et deux petites heures de route plus tard nous nous trouvons enfin dans la tentaculaire capitale. Après s'être trompé en allant à la mauvaise adresse ("Road" au lieu d'"Avenue",  ça pardonne pas), après avoir passer 30 mins à parcourir 5km, nous sommes enfin arrivé en bas de mon nouveau chez moi!

Je suis donc une "expat'" depuis septembre, vivant dans une des plus grandes villes du monde, une des plus peuplée, et aussi une des plus touristiques. Cela implique quelques mises à jour administrative pour pouvoir se lancer en toute légalité!

* Compte bancaire : J'ai ouvert un compte chez Nationwide, une "building society", qui n'est officiellement donc pas une banque, et je suis officiellement donc une investisseuse dans leur societé. Ils possèdent des bureaux comme une banque normale, mais ça n'en est pas une. Je n'ai toujours pas vraiment compris, mais peu importe. Le compte qu'ils proposent est gratuit et n'a que peu de restriction, c'était donc le bon choix pour moi. Ca a été très simple de l'obtenir, après une petit entretient de 20 minutes avec mon banquier, quelques questions sur le pourquoi-comment je suis ici, et hop, quelques jours plus tard je reçois ma carte de banque par la poste.

* NIN : Il a fallu passer par la case "National Insurance Number", le numéro de registre en gros, qui permet aux braves gens comme moi de se faire taxer en toute légalité. Après un coup de téléphone pour le moins désagréable, un rendez vous est pris dans un proche JobCenter Plus, sorte d'Actiris, en tout aussi déprimant. Le plus proche dans mon cas, c'est celui de Camden Town, Ô joie! La petite bourgade à depuis toujours attiré mon attention, pour son côté ultra rock&roll et aussi pour son côté shopping rigolo. Le Jobcenter fait partie de ces endroits qui te donnent envie de te pendre au lustre, rien qu'à regarder à l'intérieur. Tout vétuste, des gens désagréables qui ne te calculent pas, bref, le bonheur. Mon rendez-vous est très, très facile, la personne qui s'occupe de moi me demande simplement une preuve d'identité (passeport), une preuve de domiciliation (Council Tax) et une preuve d'emploi (ou de recherche d'emploi). Bref, un tas de paperasse pour montrer patte blanche à l'administration quoi!
Une fois l'entretient terminé, l'homme s'empare de mon passport, et me demande d'attendre qu'on me le rende, pour je ne sais quelle manipulation. 50 minutes plus tard (oui oui), enfin, on me le rend. C'est dommage, parce que l'entretient avait commencé bien à l'avance, j'avais l'espoir de ne pas perdre trop de temps dans cet endroit. Mais bon, ça se sont les joies administratives (et elles ne sont pas aussi merdiques qu'en Belgique, soyons positifs!)

Ces deux étapes cruciales et simples suffisent à travailler en toute légalité dans la capitale britanniques!